Requiem pour un siècle saboté

Publié le par La tanière du Tigarou



Les plus beaux des langages dans la bouche des horribles.




Les jolis mots,

n'ont pas le don de m'affecter.

Je ne suis pas fasciné par son art ingénieux,

Je lui préfère la réalité, la cruauté, la vulgarité de la vérité.



Car ces jolis mots ont vu l’avènement des "élus" à l'âge de la Raison,

Ils ont vécu et retracé, maquillé le défilement de l'histoire sanglante,

Déroulés sur les antiques rouleaux, sous un beau phrasé, les parchemins de la violence,

Alors que les bardes et historiens osent nous conter leurs exploits.

 

 

 

Exploits de la tyranie, que de monstrueuses engeances,

Transforment en de splendides mélodies,

Afin d'introduire à nouveau dans l'histoire,

De rendre encore une fois, acceptable,

Le massacre du jour prochain,

 

Nous conditionner au fracas métallique des armes

Qui composeront les rimes de notre quotidien de demain.



Rien n'est plus lâche,

Que celui qui s'est glissé par le privilège, de la dernière place à la première,

Pour ensuite pousser et orchestrer depuis les coulisses,

Ce qu'il ne voulait de ses propres mains, ni de près, ni de loin,

Dont la peau était trop précieuse pour un tel risque, mais qui récolteront tout l'héritage,

Alors, enveloppé dans sa rodomontade depuis l'intérieur du manteau d'un Dieu sanctifié

Essuie les cri, qui dans les ombres de la nuit, sont étouffés.



Depuis l'intérieur de ce costume vide,

avec le faste du plus sournois des charognards,

Il se repait sur les cris horribles,

des morts sans que leurs esprits tourmentés, il ne craigne.

 

Cris des morts qu'il sirote comme un vin ennivrant et merveilleux,

Il se nourrit de la tourmente des blessés et des estropiés.

 

Et enveloppé dans le manteau de l'hypocrisie patriotique

Il gesticule de loin, pose un regard sur les cadavres, libidineux.

À partir desquels seront arrachés, morte née, toute démocratie, toute moralité,

Et ce, du corps même dévasté de sa mère que la guerre à emporté.



Ce crime fut pourtant pire que les précédents,

Car il est aujourd'hui évident, que les deux tours des cultes impies de l'argent,

 

ne tombèrent pas par accident,

Ni par la faute de ces gens provenant du lointain,

Que ces atrocités furent fomentées, à l'encontre de nos voisins.



Il revient à l'esprit d'être objectif, même si c'est par tardive pénitence,

et d'un jour prouver l'évidence,

même si cela demande que nous traversions des siècles, où tous les temps,

Sachez que les vents de la rhétorique soufflent très haut et longtemps,

La vérité est qu'ils ont entraîné des millions de milliers à des morts diaboliques.

 

Et pourtant, l'aube jamais ne commente.



Comme un troupeau effrayé, ils préféreront piétiner tout ce qui sera une barrière

Tout ce qui les gêneront sur la terre.



Et pourtant à l'aube jamais ne commande...



Quelque chose de puissant réside pourtant dans nos esprits,

même dans ceux qui se croient, ou se disent ignorants,

Un éveil qui vibre sur la chaine spirituelle de la sympathie humaine et fraternelle,

C'est le mal, le mal conscient, théorique et pratiqué par nos rois devenu hyène des hyènes.



Cette conscience s'éveille...



Si les premiers raisonnements font écho de leur lucidité

Bien d'autres, capitulent devant l'atrocité que leur esprit à osé,

Ne serait ce que du coin du drap, soulever, comprendre, imaginé,

Avant que le dernier rouage de la réflexion un peu rouillés ne soit en place,

 

Même s'ils ont compris, quelques uns préfèreront se voiler la face.




Et comme tout ce qui est en ce monde, décent et bon,

Tout ce qui amènerait d'émblée une plus grande liberté, fraternité, égalité,

Ces choses doivent courir, fuir à l'abri d'ailes invisibles

Alors qu'une nuée de corbeaux noircit le ciel pour nous les retirer.


 


Que ce soient des ruines fumantes,

Comme les nouvelles bâtisses,

qui seront transformées sous vos yeux,

En un désert de mort et de feu,

Pour le profit de ceux qui se font passer pour les élus des dieux,

Quand ils sont plutôt les pantins de forces occultes,

Pour l'anéantissement, pour le confort des moins nombreux.

 



Et ensuite, nous, petites  gens,

Seront marqués dans nos chairs,  comme du vulgaire bétail.
 
Nous ferions mieux de tourner le dos à ces dirigeants,

Se réapproprier nos terres, partager les ressources qui nous ont toujours appartenu, frères,
 
Même si celà veut dire que nous serions beaucoup à retourner dans les champs.




Mais à la fin de tous les temps et de toutes nos nations,

Bien que nous ayons attendu avec l'insouciant espoir,

Que nos élites, à feu doux ne fasse fondre la détermination,

Où ces nobles au sang affamé, foutus charognards,

Ces iniques imposteurs, ces couards,

A ces bouchers, ces faucheurs,

Et tous leurs démoniaques équipages,

Je souhaite que dans les flammes de l'enfer la marche ils se partagent,

Que dans cette patrie natale créée à partir de tous leurs besoins pernicieux qui font souffrir les plus nombreux,

Et que les portes enfin se referment sur leurs jolies voix mélodieuses, et leurs désirs vicieux,

Il faut espérer, que de tous leurs séduisants et fallacieux langages,

Dans les livres d'histoire ne restera que les poussières de leur effroyable carnage.

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